Nul ne connaît les origines de cette tradition, mais l’on se doit de constater que cet usage présente des analogies probablement non fortuites avec le calendrier liturgique chrétien. Le temps de l’Avent (quatre semaines précédant Noël) est, dans la liturgie, une période assez austère qui ne commence à « s’éclairer » que huit jours avant la fête de la Nativité, avec les Grandes Antiennes qui sont chantées du 17 au 23 décembre, période calendaire identique à celle des sonneries du Nadalet.
 
Néanmoins, en certains endroits, nous avons noté que le Nadalet commence le 13 décembre. Pourquoi un tel décalage de date pour une tradition commune ?

On peut trouver à cela l’explication suivante qui confirme une tradition séculaire : La liturgie romaine, introduite au milieu du XIX° siècle, comporte sept antiennes au bréviaire, que l’on connaît sous le nom de Féeries majeures, apportant plus de solennité en cette période de l’Avent. La facétie populaire leur a donné pour nom « Les Grandes O », car elles commencent toutes par la lettre «  O »  : O Sapientia, O Adonai, O Radix Jesse, O Clavis David, O Oriens Splendor, O Rex Gentium, O Emmanuel.

Au Moyen-Age, il existait quatre autres antiennes faisant commencer ces fêtes majeures quatre jours plus tôt, soit le 13 décembre : O Virgo Virginum, O Thomas Didyme, O Rex Pacifice, O Jerusalem.
 
Ceci explique cela, et il est probable qu’en certains endroits l’on ait gardé la « coutume ancienne » de commencer le Nadalet le 13, fête de Ste Luce et aussi jour le plus court de l’année.