Les jougs les plus significatifs, pour les cloches de volées tournantes, sont de trois types :

- jougs en bois avec axe horizontal : le contrepoids d'équilibre pour permettre à la cloche de tourner représente au moins une fois, si ce n'est une fois et demi la hauteur de la cloche. Les cloches équipées ainsi (surtout en Espagne) sont très pénibles à mettre en branle et fort dangereuses pour les sonneurs. Ce type de sonnerie est visible à Renneville (31).

- jougs de type Louison : l'axe métal est en rétrolancé arrondi surmonté d'une boule de contrepoids, c'est la silhouette la plus traditionnelle de toutes les cloches ornant les clochers-murs de la Haute-Garonne et de l'Ariège. Ces cloches portent le joli nom de "Demoiselle de Louison". En effet, elles ont exactement la silhouette d'une dame ou demoiselle portant corset et longue robe aux siècles passés. La sonnerie en est très aisée car la cloche fait son propre contrepoids et il n'y a pas de gros danger au passage du joug. La boule permet d'autre part une bonne prise au passage à l'aide des deux mains.

- jougs du fondeur Dencausse de Tarbes : axe métal et joug métal en forme de "T", pas de rétrolancé ; on rajoutait des lamelles métalliques empilées les unes sur les autres jusqu'à ce que le contrepoids d'équilibre soit réalisé. On retrouve cette silhouette typique du T surtout dans les clochers-murs de Bigorre dans les Hautes-Pyrénées. Ce système est beaucoup plus pénible à mettre en branle du fait de l'absence de rétrolancé ; par contre, une fois lancé à vive allure, le son est fort beau.